Amicale Ottawa

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Un survol des activités du Cercle de lecture L'Amicale 2011-2012
12-06-2012

Par Jean-Claude Dubé

Le Cercle de lecture l’Amicale a terminé ses rencontres mensuelles ces jours derniers et il les reprendra en septembre 2012.

La saison 2011-2012 a été agréable et enrichissante. Nous avons été comblés de la présence des auteurs des ouvrages choisis presque à chacune de nos rencontres. Indéniablement, ces rencontres amicales ont été ainsi très intéressantes tout en conservant leur ambiance simple et sympathique.

Sous l’égide de la bibliothèque municipale Sunnyside, les membres du Cercle de lecture l’Amicale proviennent des vieux quartiers du centre de la ville d’Ottawa et leurs environs. Il n’y a pas de frais d’adhésion ni de contraintes d’éligibilité : il suffit de pouvoir lire le français et de communiquer en français.

Les rencontres du Cercle de lecture l’Amicale suivent une formule peu structurée qui les rend, nous croyons, très agréables, amicales et instructives. Dans la mesure du possible, nous invitons les auteurs et auteures des œuvres choisies à participer à nos discussions. Nos rencontres deviennent ainsi très enrichissantes pour les auteurs aussi bien que pour les participants.

Pour le choix de nos lectures, une préférence est accordée aux membres de l’Association des Auteures et Auteurs de l’Ontario français (AAOF) qui demeurent dans la région d’Ottawa. Ceci n’exclut pas pour autant les auteurs qui ne sont pas membres de l’AAOF.

Une autre stratégie du Cercle de lecture de l’Amicale est de choisir des œuvres de divers genres littéraires : la poésie, les romans, le théâtre et autres formes littéraires. C’est ainsi que durant l’année 2011-2012, nous avons reçu deux poètes tout feu tout flammes : Michel Thérien et Andrée Lacelle.

Michel Thérien, dans son recueil « Terre de faïence », se penche sur l’amour et la planète Terre et la friabilité de ceux-ci. Bon poète et homme de lettres, Michel Thérien crée des mises en scène en peu de mots et nourrit notre l’imaginaire. Il nous a instruit dans son art de coucher sur papier des mots nés d’émotions provenant de son cœur de poète.

Andrée Lacelle, femme érudite, a elle aussi su combler les membres du cercle de lecture en nous entretenant de la poésie et de son art d’écrire des poèmes. Dans son œuvre « tant de vie s’égare », nous entrons dans son l’intimité et devenons témoins de son voyage intérieur pour découvrir ses sentiments de tendre affection qu’elle porte envers ses proches.

L’automne 2011 nous a permis de rencontrer trois romanciers membres de l’AAOF: Lise Bédard, Michèle Matteau et François-Xavier Simard.

Lise Bédard, originaire de Plantagenet en Ontario et habitant Gatineau, alimente ses romans de fait réels et historiques brodés de fiction. « L’ombres des fantômes », notre choix, est un recueil de six histoires vraies et vécues à caractère psychosocial du style ‘nouvelles’. Une de ces histoires relate une liaison amoureuse et tragique entre un prêtre de Hull avec une jeune veuve ainsi qu’avec la fille adolescente de celle-ci.

Michèle Matteau, qui a vécu au Québec, en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et en Ontario, a créé un récit dont des péripéties s’échelonnent à trois voix. Son roman « Du chaos pour une étoile » est l’histoire d’une femme célibataire d’un certain âge qui s’interroge sur sa vie et ses amants et qui se lie d’amitié avec un veuf, maître d’école retraité qui avait eu une maîtresse avant que son épouse ne se suicide.

François-Xavier Simard, dans son doux roman « Papa, parle-moi anglais comme maman » nous relate la sensualité et le pathos entourant le lit conjugal d’un francophone québécois et d’une autrichienne. On y trouve l’intolérance, l’antisémitisme ainsi que les conflits ethniques et culturels en plus de la révérence pour le français.

En 2012, notre choix s’est porté sur les œuvres des romancières Hélène Koscielniak pour

« Carnet de bord », Michèle Vinet pour « Parce que chanter c’est trop dur » et Nancy Vickers pour « La Petite Vieille aux poupées ».

Hélène Koscielniak demeure à Kapuskasing et le scénario de son roman est aussi situé dans cette région du lointain nord de l’Ontario niché dans la forêt boréale. Son histoire captivante porte sur une enseignante retraitée qui doit revivre un abus sexuel adultère qu’elle avait entretenu trente ans plus tôt avec un élève adolescent.

Michèle Vinet nous propose un voyage féerique dans un cosmos sans horizons, sans épreuves et sans détresse. C’est le monde dans lequel vivent deux petites filles qui deviennent adolescentes et puis jeunes mamans où s’entremêlent les chimères et la réalité. Son roman « Parce que chanter, c’est trop dur » est une fable contemporaine.

Nancy Vickers, dans son roman « La Petite Vieille aux poupées » nous présente une tragédie humaine: la pédophilie incestueuse. En se servant d’un scénario simple, léger et parfois humoristique, les ravages de cette transgression sexuelle troublante et pathétique, nous sont révélés avec justesse.

Nos rapports complets sur chacun des ces ouvrages se trouvent sur le site www.amicaleottawa.com.

La prochaine réunion du Cercle de lecture l’Amicale aura lieu le mardi, 11 septembre, à 18 :30h au sous-sol de la bibliothèque Sunnyside, rue Bank. Un comité de sélection décidera cet été des œuvres qui seront lues durant la prochaine session de 2012-2013. Cette sélection paraîtra dans les journaux communautaires de la région un peu avant la rencontre de septembre. À remarquer que les rencontres débuteront dorénavant à 18 :30h et elles se termineront à 20 :00h.

 
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